by Apoutsiak
3900 M
Vidéo : Ski de randonnée - Adlerhorn - 3987 m
On devait traverser sur le Strahlhorn, mais le crampon de Bastien en a décidé autrement
Il nous a lachement laissé tomber à quelques encablures du sommet
Liste des sommets de 3900 m des alpes
Ci dessous vous trouverez deux listes :
Une liste réduite de sommets de 3900 m des alpes
la liste Apoutsiak des sommets avec plus de 100 m de proéminence
la liste comporte 24 sommets :
| Piz Palü | 3900 |
| Aiguille d'Argentière, | 3901 |
| Ortles | 3905 |
| Punta Margherita Mackenzie - grande muraille | 3905 |
| Gross Wannenhorn | 3905 |
| Klein Grünhorn | 3913 |
| Pic Sans Nom | 3913 |
| Mont Petit Paradis | 3926 |
| Aiguilles de Tré la Tête | 3930 |
| Trugberg | 3933 |
| Bietschhorn | 3934 |
| Piz Roseg | 3937 |
| Mont Pelvoux - Pointe Puiseux | 3943 |
| Agassizhorn | 3946 |
| Ailefroide Occidentale | 3954 |
| Grand Cornier | 3962 |
| Ebnefluh / Äbeni Flue | 3962 |
| Grivola | 3969 |
| Eiger | 3970 |
| Schalihorn | 3974 |
| La Meije - Grand Pic | 3983 |
| Gletscherhorn | 3983 |
| Fletschhorn | 3993 |
| Piz Zupò | 3996 |
Concernant le Klein-grünhorn, il est possible qu'il sorte de la liste, je pense qu'il n' a pas 100 m de préoéminnence
Pour mémoire, j'en ai déjà gravi 19...
Et une liste élargie des sommets de 3900 m des alpes (de 3900 m à 3999 m)
cette première liste comprend 53 sommets
| Klein Fiescherhorn | 3900 |
| Piz Palü | 3900 |
| Aiguille d'Argentière, | 3901 |
| Wellenkuppe, | 3903 |
| Ortles | 3905 |
| Punta Margherita Mackenzie - grande muraille | 3905 |
| Gross Wannenhorn | 3905 |
| Punta Perrazzi | 3906 |
| Ailefroide - Pointe Fourastier | 3908 |
| Aiguillettes du Tacul | 3913 |
| Klein Grünhorn | 3913 |
| Pic Sans Nom | 3913 |
| Aiguille Centrale NW de Tré la Tête | 3917 |
| Schneekupe | 3921 |
| Bellavista | 3922 |
| Ulrichshorn | 3925 |
| Mont Petit Paradis | 3926 |
| Ailefroide Centrale | 3927 |
| Aiguilles de Tré la Tête | 3930 |
| Aiguille Centrale SE de Tré la Tête | 3930 |
| Mont Pelvoux - Pointe Durand | 3932 |
| Trugberg | 3933 |
| Bietschhorn | 3934 |
| Piz Roseg | 3937 |
| Mont Pelvoux - Pointe Puiseux | 3943 |
| Piz Argient | 3945 |
| Agassizhorn | 3946 |
| La Meije - 3ème Dent | 3951 |
| Ailefroide Occidentale | 3954 |
| La Meije - 4ème Dent | 3955 |
| Grand Cornier | 3962 |
| Ebnefluh / Äbeni Flue | 3962 |
| Pointe S de Moming | 3963 |
| Grivola | 3969 |
| Jägerhorn | 3970 |
| Eiger | 3970 |
| Triangle du Tacul | 3970 |
| Piz Scerscen | 3971 |
| Rotalhorn | 3972 |
| La Meije - Doigt de Dieu (Pic Central) | 3973 |
| Schalihorn | 3974 |
| Calotte de Rochefort | 3981 |
| Aiguille Sans Nom | 3982 |
| La Meije - Grand Pic | 3983 |
| Pointe Pfan | 3983 |
| Gletscherhorn | 3983 |
| Adlerhorn | 3988 |
| Mont Mallet | 3989 |
| Piz Alv / Pizzo Bianco | 3993 |
| Fletschhorn | 3993 |
| Piz Zupò | 3996 |
| Grandes Jorasses - Pointe Young | 3996 |
| Pointe Durier | 3997 |
30/53 ... #3900m-Projekt
Alpinisme : Schalihorn 3974 m
Ascension du Schalihorn dans le cadre du 3900 m Projekt
Vidéo : ski de rando - Cima di Jazzi 3792 m - bivouac Citta di Luino et but à l'Alderhorn
Jour 1
Tentative sur le Jägerhorn , on s'arrête au Jägerjoch - Cimma di Jazzi 3792 m - Schwartzberghorn - Corno Nerro 3610 m et bivouac Citta di Luino - arrivé un peu explosé au bivouac !
Jour 2
Tentative sur l'Adlerhorn
but à 3700 m et descente sur Zermatt ( risque d'avalanche plus mauvais temps plus progression lente... très lente)
Vidéo : Alpinisme - Grivola 3969 m - arête des Clochettes et hélitreuillage
malheureusement, les conditions de la voie de descente etaient trop dangereuse pour envisager un retour en sécurité, on a préféré appeler les secours. Secours Très efficaces !
Errance sur le glacier d'Aletsch
3 jours de mauvais temps dans l'oberland bernois on etait parti pour des sommets de 3900 m J 1 : fiesch - fiescheralp - glacier d'aletsch - konkordiahutte J2 : Louwitor (était prévu le Gletscherhorn) J3 : Grunhornlucke (était prévu l'agassizhorn ou le gross wannenhorn) météo : nuageux, venteux, neigeux, pluvieux , gésil, tempête, jour blanc tout sauf du beau temps aventure avec Bastien et Benjamin
Amour et Haute montagne
C'était l'été dernier,
courant juin je crois,
Nous avions jeté notre dévolu sur le Fietschhorn, un joli sommet de 3900 m.
Comme souvent, tout commençait par une séance de co-voiturage avant de se garer sur le petit parking du Fietschhorntall. Les sacs étaient bouclés, comme d'habitude, Julien trainait et j'en profitait pour lui envoyer quelques perfides remarques sur sa vitesse de préparation. Nous étions rodés, et notre petit groupe s'élançait en direction de la Fietschhornhütte
Nous avancions, et comme souvent, je me retrouvais devant, mes deux partenaires savaient trop bien, qu'à mon rythme, il ne risquait pas de partir trop vite !!! Bref, nous remontions la forêt par un sentier raide avant d'opérer une courte pause, à mi-chemin, au niveau du torrent.
La suite fut moins à mon avantage, lassés de mon rythme de Pachyderme, Julien et Abélard partaient devant, me laissant les observer de loin, incapable de les rattraper. Fort heureusement ils opéraient une pause sur un banc judicieusement placé à moins de 20 minutes du refuge.
Me restait le plaisir de reprendre mon poste de chef de meute, et de passer devant. Nous arrivions au refuge au milieu des moutons que je m'empressais de photographier, tant il rendait l'endroit buccolique !!!
A l'arrivée à la Fietschornhütte, nous avons le plaisir d'être accueillie par la gardienne et son aide gardienne. Je suis assez surpris de cet accueil agréable (c'est assez rare que les gardiens viennent à notre rencontre) et je vois que l’œil d'Abélard n'est pas tombé insensible à la beauté de l'aide-gardienne.
Abélard, parlons en, il sort d'une rupture difficile de sa dernière compagne, les années avaient passés, leurs vies s'étaient séparées et l'amour étiolé. Six mois étaient passés depuis de Lynn était partie, il ne s'en était pas encore remis, la blessure était là, elle suintait toujours.
Assis sur les bans en pierre, recouverts de peaux de bêtes (sans doute les jolis agneaux que nous avions croisé à la montée ferait la prochaine génération de peaux....) nous buvions une bière bien méritée (moi, un coca, je ne bois jamais de bière, mais je m'égare), et Heloïse l'aide gardienne vint discuter avec nous en anglais, son Français etant précaire. La discussion va bon train, Abélard, qui maitrise la langue de Shakespeare, ne se montre pas avare d'explication pour la jeune Suisse Allemande. Je quittais poliment mes amis pour aller faire une petite sieste (pour une fois qu'on arrivait tôt en refuge). Les discussions endiablées se poursuivaient sur la terrasse.
Quand j’émergeais de ma salvatrice méridienne, j'observais les cadavres de bouteille alignés sur la table
L'après midi avait été sympathique.
L'heure du repas était arrivé.
Avec notre cordée, il y avait celle d'un guide de la vallée, Suisse-Allemand et de son client. A table nous passions notre temps à nous mettre en boite, l'ambiance était bonne. Yolanda, la gardienne, était en cuisine, tandis qu' Héloïse était en salle. Salle où les discussions allaient bon train.
Avec Helmuth, le guide Suisse-Allemand, nous évoquons la propreté de ce refuge, et de ses toilettes qui sont incroyables (oui, je n'ai pas peur de le dire, ce sont les toilettes les plus incroyables des alpes, propreté, décoration... Je vous recommande les toilettes de la Fietschtallhütte !)
Ah oui, au passage, je suis repassé au présent de l'indicatif, c'est plus simple que l'imparfait (qui comme son nom l'indique, était.. imparfait... ) Bref, je retourne au récit.
Des toilettes, la discussion en vient à faire l'énumération des plus beaux bivouacs des alpes, et vu que nous avons une bonne petite expérience nous citons, le bivouac des bouquetins, le Mischabeljochbiwak et ceux qu'on a un peu moins apprécié (souvent à cause du froid) comme le bivouac de l'Aiguillette ou le refuge Marc e Rosa sous la Bernina
Et là, nous évoquons, notre projet de réaliser la traversée Chamonix Zermatt par les bivouacs.
Et Helmuth de nous répondre que c'est un problème les gens qui ne payent pas leur nuitée (sous entendant au passage qu'on veut faire Cham-Zermatt par les bivouacs sans payer) Que lui, quand il arrive dans un bivouac ou un refuge non gardé, il fait la police... Bref, on n'a pas trop relevé les sous entendus (parce qu'on est polis et qu'on sait se tenir) mais on a quand même pas trop apprécié. En bref pour Helmuth, on est des Français donc on est des resquilleurs et c'est pour ça que certaines cabanes sont fermées complètement l'hiver, c'est pour éviter que des gens comme nous ne les vandalisent...
Bilan du repas, on a tout de même passé un bon moment : on a réussi à faire rigoler Helmuth, et ça, ça ne doit pas arriver tous les jours. Quant au client, il n'aura pas piper mot de la soirée.
Bonne ambiance non ?
Bref, Julien et moi on file se coucher pendant que Abélard papote encore avec son Héloïse.
Nous on glousse, parce qu'on a bien vu qu'il y avait un début de quelque chose...
Le lendemain matin, le réveil est tôt. Héloïse croise le regard énamouré de son Abélard, mais rien n'est fait. On a tous la tête dans le pâté, on décolle juste après Helmuth et son client.
Dans le halo de nos frontales, il faut suivre les marques blanches. Je suis devant et m’acquitte de ma tache. On taquine Abélard, qui joue les naïfs, "nan, il n'y a rien...")
on arrive au col du Fietschhorn.
Une petite traversée s'en suit avant une remontée dans la caillasse. L'ambiance est top, on se met à chanter des chansons d'amour, notamment "Gigi l'amoroso" qui a un grand succès. Abélard sort même son téléphone pour accompagner nos chants. Je ne sais pas si devant , au loin (oui parce qu'il est déjà très loin) Helmuth a apprécié nos chants non germaniques.
Et nous voilà à enjoindre Abélard de déclarer sa flamme, et Abélard d'hésiter
Pour la partie alpinistique (et oui le Fietschhorn ça grimpe un peu), on a mis Abélard devant, parcqu'Abélard, c'est notre référence en matière d'escalade. Et il dépote, le gaillard (Ca n'est pas qu'un Don Juan ...).
Et nous voilà encordés, un coup à gauche de l'arête, un coup à droite. On progresse lentement, mais on progresse. Hésitant à tout moment quant à l'itinéraire à prendre, Héloïse s'éloigne de nos pensées, mais peut être pas de celles d’Abélard.
On croise Helmuth, dans la descente, à fond. Il mouline son client plus vite que l'on ne peut l'imaginer. Le client passe, il peine à reprendre son souffle, Helmuth, qui connait chaque cailloux de la montagne, virevolte, tandis que nous, on n'est pas rendu, l'arête est longue.
Ils sont déjà loin , en bas, nous avons à peine eu le temps de les saluer.
Et nous on grimpe, on grimpe même dur. Ça n'est jamais extrême, mais chute interdite. Une petite arête à plat, puis ça se redresse fort, Abélard maitrise l’itinéraire et l'assurance des ses deux piètres compagnons de cordée. on finit par rejoindre l'arête Nord puis 10 minutes plus tard, le sommet, top.
On fait une petite pause à l'abri du vent coté Est. Ca fait du bien de faire une pause au milieu des rafales.
Le retour est long, très long
d'autant plus qu'on se fourvoie
Au lieu de rester sagement coté Sud, on décide de passer par le Nord,
descente d'un amas d'éboulis raide et dégueulasse, où au moindre pas de travers, tu envoies une grosse pavasse dans la tête de ton précédent de cordée (qui gueule forcément)
On descend pas à pas le couloir. S'en suit une traversée le long d'une dalle, pas de prise de main, les pieds dans un pierrier raide. Je ferme la marche, je n'en mène pas large. Je me hisse délicatement, pas après pas. et sors, ouf, le versant nord de l'arête est vraiment à déconseiller.
Mais là n'est pas le propo...
Nous poursuivons l’interminable descente, à la désescalade, succède le pierrier délicat, et Julien manque de me broyer d'une pavasse de belle taille. Seule la chance, et non une esquive toute personnelle que j'aurai sorti de ma botte, me permet d'être là pour vous narrer la suite des événements.
Reste à traverser le petit glacier pour rejoindre le col. Abélard, qui, au départ souhaitait absolument descendre dans la foulée dans la vallée, reste moins sur de sa position. Cela fait longtemps que j'ai décidé de dormir au refuge...
Nous passons le col, je pars devant, tandis que Julien et Abélard discutent... d'Amour.
Au loin, j'aperçois un alpiniste qui monte sur le sentier, il vient sans doute repérer le départ pour demain.
Je poursuis ma descente, et me rends compte que ça n'est pas un alpiniste, mais Héloïse qui vient à notre rencontre. Incroyable, c'est la première fois qu'une gardienne vient à moi après une course ! Enfin quand je dis moi, je me doute bien que je ne suis pas sa cible...
Je la salue à son approche, et nous discutons en attendant mes deux partenaires, de la course, de la météo et de mille choses insignifiantes.
Julien et Abélard arrivent. Petit compte rendu, et Julien me lance, "ben nous, on va y aller" !
Et nous y allons,
laissant Héloïse et Abélard face à leur destin.
Retour au refuge pour une pause apéro.
Abélard, qui d'habitude est le plus rapide d'entre nous, mettra un temps vraiment très long à parcourir ces derniers mètres, Héloïse n'y est sans doute pas pour rien...
Voilà le repas
Ce soir nous mangeons avec Isidore, un Suisse de la Gruyère sourd comme un pot mais réellement sympathique . Il nous raconte ses périples de grand randonneur dans les alpes. Héloïse est de nouveau au service, mais elle n'a pas la tête à sa... Elle amène la salade mais oublie la sauce. L'ambiance est bonne, très bonne. On voit les amoureux tous troublés; et on s'en amuse. Les discussions sont pleines de sous entendus...
Yolanda nous a prévu une fondue et je m'attache à ce qu'elle mange avec nous (Yolanda elle a des principes, notamment de ne jamais manger avec des clients) elle fini par venir s'assoir à la table pour déguster la fondue, qui, en Suisse, ne s'accompagne pas que de pain, mais également de pomme et de pomme de terre.
On entonne des chansons d'amour, accompagné de nos smartphones. Yolanda nous fait découvrir les standards Suisses Allemands, et nous , notre reine à tous : Mylène Farmer.
Isidore monte se coucher, la soirée continue, endiablée, la musique, les chants... à 10 h 00, Yolanda coupe l'enceinte, et oui, il est noté partout que le silence doit se faire à 10 h , et même si Isidore est sourd comme un pot, hors de question de ne pas respecter la règle, on est en Suisse Allemande ici !!!
Les discussions se poursuivent, moins fort et sans musique. L'alcool coule un peu à flot pour délier les langues. Quelle soirée. On finira par aller nous coucher, Abélard montera dans le dortoir, tard, bien tard....
Le lendemain matin, on n'a pas mis de réveil. J’émerge lentement. Abélard est déjà parti. Je descends le raide escalier qui descend du dortoir. Je vais à la porte du refuge, il pleut averse, et là, à gauche, sur le banc, juste une couverture sur les cuisses, je vois Héloïse et Abélard discuter, devant le déluge...
So romantique
Je file déjeuner. Isidore me raconte son accident, alors qu'il descendait un col de la Gruyère à vive allure de nuit, il chute... Impossible pour lui de se relever alors qu'il se trouve dans le bas coté. Il me racontera sa peur de la mort dans l'attente des secours... il n'arriveront que bien plus tard, quand les chiens de la ferme voisine auront détecté sa présence. J'ai ressenti l'angoisse qu'il avait eu, l'attente interminable, rien qu'à la narration de son histoire, les trémolos dans la voix, et la larme au coin de l’œil.
Isidore boucle son sac, un vieux sac des années 70 en cuir, impressionnant. il chausse son chapeau à plume et part vers le bas, il y a une accalmie.
Nous bouclons également les nôtres, saluons Yolanda et la remercions, avant de quitter le refuge, Héloïse se joindra à nous pour la descente.
Et nous voilà partis dans l'humidité de cette journée maussade
Il est à noté que j'aurai beaucoup parler avec Julien pendant cette descente, tandis qu'on aura peu vus Héloïse et Abélard, qui n'arriveront que bien plus tard à la voiture...
Épilogue :
Un été a passé
Un bel amour
Puis l'automne est venu, l'amour s'est étiolé... envolé
Ça rester pour Julien et moi, un moment incroyable en refuge
Ah, l'Amour !
Les noms des personnages et les lieux, ont été falsifiés.
Les photos sont sans AUCUN rapport avec la course décrite.
toute ressemblance avec des personnages existants serait purement fortuite
Vidéo : Alpinisme - traversée Petit Paradis - Grand paradis 4061 m
Valsavarenche
Refuge Chabod
Petit Paradis - Piccolo Paradiso 3926 m
Grand Paradis - gran Paradiso 4061 m - Vierge
Refuge Victor Emmanuel
Pont
Avec Yannick Graziani et Benjamin
Ski de randonnée : Aiguille d'Argentière couloir en Y - 3901 m
Branche de Gauche
Descente par le glacier du Milieu
Une magnifique course, j’adore ces paysages !
pour la première journée : col d'Argentière voir ici
Vidéo :
Topo
Du refuge d'Argentière, partir derrière le refuge et remonter la moraine du glacier des Améthystes. Rester en rive drotie du glacier et rejoindre le pied du couloir. Passer la rimaye et basculer par un passage mixte : rocher + glace en ascendance à droite qui permet de se retrouver dans le couloir proprement dit (c'est le crux de la voie !)
Remonter le couloir au mieux (en son centre ça passe bien !)
50 - 55 °
Au 2/3 du couloir le dilemme : branche de gauche ou branche de droite. (la branche de droite ressemble au début du couloir)
La branche de gauche est moins marquée. La remonter et sortir sur l'arête de Flèche Rousse. A noter : la branche de gauche prend relativement tôt le soleil !
L'arête de Flèche Rousse est plus large après la jonction, 2 pas de mixte facile et on rejoint par l'arête le sommet 3901 m
ATTENTION aux CORNICHES.
Descendre sur l'arête Nord Ouest pour rejoindre le col entre la pointe ouest et le sommet principal (CORNICHE)
Descendre le glacier du milieu ( 45°) en haut, étroiture rimaye. Puis le glacier (crevassé l'été !) Rejoindre le glacier d'Argentière puis sa rive gauche et les pistes de Lognan !
Récit :
Deuxième journée de montagne. Et vu la aftigue de la veille, j'ai dormi comme un bébé. A 5 h 10, la frontale d'Alex vient me sortir de ma torpeur. La nuit a été bonne. Je file en bas dans la salle hors sac pour déjeuner. Je me gave de biscuits accompagnés de Thé. On s'équipe et à 6 h 10 nous sommes dehors, le froid est vif, je dois dégager la glace de mes skis.
On est parti, J'ai mis les couteaux, Alex n'en a pas et se cale dans mes skis. Derrière la cordée de Jules (3 skieurs) , qui a le même objectif que nous nous tallonne. Le départ est un peu verglacé puis ça s'améliore. Nous, on trace dans un peu de poudreuse tassée. Je fini assez rapidement par enlever les couteaux.
L'un de nos poursuivant a bien la caisse, il nous rattrape avant d'attender ses deux compères. On remonte le glacier du Tour Noir tranquillement, essayant d'échanger, mais sovuent, le vent emporte nos paroles ...
Arrivés au pied du couloir, c'est le regroupement général. Les Juliens passent devant tandis que nous nous équipons complètement. Nous les repassons sous la rimaye. Alex grimpe le Crux de la voie. il grimpe comme un cabri. Vient mon tour. J'ancre le crampon gauche dans une fine couche de glace. Le droit vaguement poser sur une micro prise. Le piolet droit mord dans un chouilla de glace, le gauche est coincer dans une fine fissure. Je m'élève, pas envie de me retrouver dans la perfide rimaye, qui m'attentd patiaemment 20 m^tres plus bas. Objectif principal : réancrer les piolets plus haut. Mais la neige est inconcistante. Les Juliens doivent bien rigoler de me voir en si facheuse posture. Pourtant, calmement, je parviens à trouvr une zone où l'accroche est meilleur, le piolet gauche fini par tenir, je laisse le piolet droit et me pousse sur une prise à hauteur de ma hanche. Je m'élève, certe pas beaucoup, mais je m'élève ! Je trouve deux précaires prises pour mes pieds, j'ancre mon pilet gauche, le droit, et me voilà au dessus des difficultés. Voilà l'axe du couloir, je rejoins Alex et on repart.
Au départ, tout va bien, la progression est rapide, la neige est dure, on ancre les pointes avant, ça tire un peu les mollets mais on avance bien. Puis la neige devient croutée. Elle tient puis s'effondre sous nos pas. Nous faisons des relais. Quand on est devant, on galère, quand on est derrière on virevolte... mais les relais reviennent vite. Objectif de celui qui trace : trouver les veines de neige dure, pas évident à identifier. Au loin, les Juliens merdouillent, on les voit à peine en haut du Crux.
Je réalise quelques images. Les relais se succèdent. quand je suis devant, je me demande si je fais autant d'effort qu'Alex. Je lui passe le relai épuisé. Chacun notre tour nous faisons un bel effort.
Au loin les Juliens ont du rebrousser chemin, on ne les voit plus !
Voilà le centre du Y, nous décidons d'y faire une pause avant de nous engager pour al branche de gauche. Nous grignotons en regardant les Juliens monter. Ils sont quasiment sur nous, profitants de notre trace !!! Incroyable. On est montés comme des escargots !
On repart pour la Branche de Gauche, esperants qu'il feront le même choix afin de partager la lourde tâche de tracer ! D'autant plus que les premiers mètres sont une vrai galère : neige hyper croutée !
Nous les voyons arriver à la jonction... et repartir pour la branche de droite. Et flûte !
Je reprends le relai, c'est galère, je me fixe des objectifs simples et faciles à atteindre : être à hauteur du prochain rocher qui est 15 m devant moi. Le soleil est là il et cogne ! Je progresse, faisant des pauses tous les 15 - 20 pas. Gros effort dans cette neige. Alex repasse, mon tour revient bien assez vite d'autant plus qu'il décide de faire une nouvelle pause. Je décide de progresser vers le haut sans trop l'attendre, il prendra le relai quand il me rejoindra.
Je conserve ma technique du petit objectif : choisir un point de repère en bord de couloir pas trop éloigné, je rejoindre avant d'en choisir un autre. Avec une pause dès que je sens que je suis trop dans le dur ! La technique fonctionne, je me retrouve à une dizaine de mètres de l'arête, on tient le bon bout. Alex me rejoint à ce moment là, comme un bolide, je le laisse gravir les derniers mètres. Il se retrouve à califourchon sur l'arête, le passage du cheval blanc !
On opère une courte pause sur l'arête de Flèche Rousse, avant de poursuivre vers le haut. Les Juliens sont au loin sur l'arête à la sortie du couloir de Droite : match nul pour el temps de montée ! On progresse rapidement vers le sommet. Superbe, à gauche , les faces Nord du bassin d'Argentière, à droite, le Valais Suisse, le dolent, les Jorasses, le Mont Blanc, j'ADORE !!!
Petite pause papotage. Une cordée de loco repart pour le couloir Barbey, à peine ont ils faient 10 m qu'une corniche s'effondre, le sol vibre, plus de peur que de mal.
J'entame la descente à pied, le haut du glacier du milieu est trop raide pour moi ... Au début, je regrette un peu mon choix, c'est pas si raide, mais dans l'étroiture, je me dis que j'ai tout de même bien fait. Alex me rejoint à ski, lui !
Sous l'étroiture je remetes les skis et j'ai droit à mon petit moment de gloire, u ascensioniste me lance : "C'est toi qui fait des vidéos !" Et ben ouai !, ça en bouche un coin à Alex, et j'avoue que je ne suis pas peu fier...
Bon c'est pas le tout, il y a la descente, nous filons sur le glacier du milieu, J'ai un peu de mal à sortir le premier virage, mais une fois lancé, c'est parti. Le glacier est globalement bien bouché. La descente se fait bien.
On rejoint le glacier d'Argentière et sa longue traversée, avec un peu de pousse bâton en fin de plat On longe le glacier crevassé avant de rejoindre les pistes.
On hésite à couper lognan par les hors piste. Les virages s'enchaînent bien, je finis par enfourner un ski, et c'est la chute, la tête en avant. J'ai pas aimé, ça n'a pas déchaussé... Bon, ça m'a aussi calmé un peu.
On rejoint une noir qui ne secoue un peu avec nos gros sacs ! puis la rouge où nous filons pour rejoindre Argentière
Magnifique sortie, j'adore les points de veue depuis le Y
Merci alex
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